Joinville
JoinvilleJoinville, appelée également Joinville-en-Vallage ou encore Joinville en Champagne, est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Joinvillois. Placée au carrefour de la Champagne et de la Lorraine, à 239 km de Paris, Joinville est la 5ème ville de la Haute-Marne. La Marne qui traverse la ville est régulée en aval par le plus grand plan d'eau artificiel d'Europe, le lac du Der-Chantecoq. |
Monuments et lieux touristiquesDemeures anciennes du XVIe siècle et du XVIIe siècle.
Le Quai des Peceaux et le Poncelot. À l’intérieur du cimetière, la chapelle Sainte-Anne présente des vitraux XVIe siècle de l’École troyenne. C'est également le tombeau des seigneurs et princes de Joinville. L’Auditoire, tribunal de haute justice, construit en 1561 par François de Guise et sa mère Antoinette de Bourbon - Vendôme, permet de voir :
Vestiges, au sommet de la colline surplombant la ville, du château d'En-Haut, disparu à la Révolution L'ancienne pharmacie de l'hôpital où une collection de pots en faïence est rangée dans des boiseries d'un état remarquable. Eglise Notre-Dame (XIIe siècle XIIIe siècle), elle présente notamment :
Château du Grand jardin Entre 1533 et 1546, Claude de Lorraine, premier duc de Guise, construit le château du Grand Jardin, grand pavillon dédié aux fêtes, un des fleurons de l'architecture de la Renaissance.
Le site, en friche et en ruine au début des années 1980 a été racheté par le conseil général de la Haute-Marne.
Le bâtiment a pu être ainsi restauré et le grand parc créé au XIXe siècle a retrouvé pour partie son aspect d'origine. Ce jardin remarquable, superbement restauré, est considéré comme le troisième grand jardin historique français de la Renaissance avec Villandry (Indre-et-Loire) et Chamerolles, situé sur la commune de Chilleurs-aux-Bois dans le Loiret.
Il est composé en partie d'une reconstitution d'un jardin Renaissance, comprenant des parterres fleuris, des carrés bouquetiers (fleurs pour les bouquets d'autels) et des carrés de plantes aromatiques et médicinales. Une importante collection d'arbres fruitiers taillés en espalier et en plein-vent agrémente cette partie du jardin.
Le jardin Renaissance laisse progressivement place à un jardin à l'anglaise, sous forme d'arboretum, qui présente différentes essences d'arbres plus ou moins rares.
« Le plus beau et le plus accompli qu'on pourrait souhaiter…soit pour le comptant d'arbres fruitiers…soit pour la beauté du parterre… » a écrit Remy Belleau, poète de la Pléiade, à propos du Grand Jardin.
Le site a retrouvé sa vocation première en redevenant un lieu de Culture : on y présente ainsi des concerts de musique classique, des expositions d'art contemporain, des colloques à vocation culturelle. Le château du Grand Jardin est devenu membre du réseau européen des Centres culturels de rencontre dans les monuments historiques. Source : Wikipedia HistoireLa fondation de Joinville remonte, selon certains auteurs, à Jovinus qui, en 354, y aurait élevé un fort et des remparts pour contenir les Alamans vaincus par Julien. Étienne de Vaux (mort en 1060) fait édifier le château en 1027. Parmi les descendants directs d'Étienne de Vaux, Geoffroy III, en 1163 fonde l’église collégiale Saint Laurent où Jean de Joinville est le premier à être inhumé. La famille directe Vaux-Joinville donne deux évêques à l’église : celui de Châlons meurt en croisade et celui de Langres devient archevêque de Reims et sacre Louis VIII, roi de France. Geoffroy IV meurt en Terre Sainte (1197). Geoffroy V se bat en Palestine en 1199 aux côtés du roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, qui, à la vue de son courage, l’autorise à porter la moitié de ses armes. Son écu écartelé Vaux-Joinville et Angleterre sont les armoiries de la ville de Joinville aujourd’hui. Ce sont également celles du Pays de Gex, Léonette dame de Gex ayant épousé un seigneur de Joinville ( en 1178); on les trouve par conséquent dans les armoiries du département de l'Ain. Le fief de Joinville se transmet par trois Maisons :
Joinville passe à la maison de Lorraine au XIVe siècle (1386). La dernière descendante d’Étienne de Vaux épouse en effet Ferry, deuxième fils de Jean Ier, duc de Lorraine. En 1544, Charles Quint assiège Joinville et la livre aux flammes ainsi que beaucoup de villages dans ses environs. Elle est rebâtie peu après par les soins de Claude de Lorraine et érigée en Principauté en 1552 par Henri II, en faveur des ducs de Guise. Jusqu’au XVIIIe siècle, le château joue un rôle militaire indéniable face à la frontière de Lorraine qui dépend de l’Empire Germanique, ce qui justifie la devise ajoutée aux armes de la ville : 'Omnia tuta time' : Quand tout paraît calme, reste vigilant. À la Révolution, en 1791, la seigneurie appartient à Philippe-Égalité, duc d’Orléans et prince de Joinville. Il meurt guillotiné le 6 novembre 1793. Les douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville profitent de l'anarchie qui règne en 1793 et 1794 pour faire main basse sur le château en faisant rédiger un faux acte de vente au nom des sieurs Bergé et Passerat, en stipulant qu'ils ont la charge de le faire démanteler. Le château était en réalité occupé par des membres de la famille de Louis-Philippe Ier et des personnes attachées à leur service, une cinquantaine de personnes vivaient au château contrairement à ce qu'affirmaient les bourgeois révolutionnaires qui justifiaient le démantèlement du château en disant qu'il était à l'abandon. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Les membres du Comité révolutionnaire de Joinville ont sommé les habitants du château de quitter les lieux et devant leur refus ont assailli le château en décembre 1794 avec une escouade de sans-culottes, recrutés pour faire la police révolutionnaire, tuant tous ceux qui y résidaient, ainsi que les femmes et les enfants et ils ensevelirent les corps dans une fosse commune creusée près du château. Les pierres du château furent utilisées pour construire la mairie et la résidence personnelle des douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville. Les richesses qui étaient contenues dans le château furent partagées entre les douze membres du Comité révolutionnaire qui constituèrent leur patrimoine familial avec le butin. Héraldique Les armes de Joinville se blasonnent ainsi :D'azur à trois broyes d'or liées d'argent, et au chef aussi d'argent à un lion issant de gueules. Les toutes premières armoiries de la Maison de Joinville avec ses trois broyes d'or sur champ d'azur sont issues d'Étienne de Vaux, second fils présumé de Renaud de Broyes Le lion des Plantagenêt a été offert à Geoffroy V de Joinville par Richard Cœur de Lion. Source : http://fr.wikipedia.org |
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